
Des considérations orgueilleuses ont profité d’un besoin pour amplifier leur voix. Elles l’ont parasité comme des sangsues, aspirant l’essence authentique du mouvement pour en faire une liqueur enivrante et trompeuse. Dans l’élan qui poussait au changement, des forces malignes se sont glissées et ont ravi l’intention première pour y subtiliser leur propre dessein. Elles ont puisé dans les blessures d’estime des ressources d’attention, elles y ont dansé leurs charmes séducteurs et ont fait tourner la tête. L'égo séduit par leur chanson ensorcelante, les frustrations de surface pensaient trouver le réconfort dont elles vantaient les délices.
C’est le son creux des gestes qui mit la puce à l’oreille. L’agitation fébrile et insensée qui, une fois disparue,
abandonnait l'être dans un espace vide de sens. Soudainement, il s'est comme réveillé d’un mauvais rêve. La lumière née dans le temps d'arrêt a dévoilé la mascarade. Maintenant, le contact perdu
avec le motif premier des gestes pouvait être reconquis en se concentrant sur l'origine de l'élan.
Le nombre de lecteurs n’a pas d’importance. C’est la qualité des lectures qui est essentielle. Sans fidélité sinon celle de leur intérêt, sensible avant tout, exigeante pour le fond, espérante pour la forme. Transparente et généreuse dans son retour. La générosité n’étant pas la caresse, mais bien la vérité donnée.
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