
L’équilibre actuel est bon, délicieux même. Fondamentalement, rien ne pousserait à changer. L’essentiel est présent, tout est donc là. Mais cet équilibre est soutenu par une béquille qui fausse la donne. L’un des piliers n’est pas le résultat de mes actes. Je n’en suis pas responsable, même si je porte totalement la responsabilité de me reposer sur lui. Je profite – sans connotation maligne – d’une aide précieuse, fournie par une instance qui est extérieure à ma personne. C’est cette extériorité qui fausse la donne, qui fait qu’elle échappe à ma responsabilité, à ce que je pourrais m’approprier comme étant la conséquence d’une prise en main personnelle, active. Ce n’est qu’en pouvant faire ce travail d’appropriation (même s’il est une illusion qui nie les multiples déterminismes et hasards en jeu) que je peux à terme avoir le sentiment que l’équilibre que j’habite m’appartient. Que j’en suis l’auteur.
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