
Dans quoi suis-je pris ?
Quelle est cette vie qui m’assiège ?
Jusqu’où suis-je celui qui s’appartient ?
La part déterminée de l’éthique, de l’estimé semble
considérable – comme de tout le reste. Là où je suis, avec ce qui s’est constitué dans la durée, je peux m’apercevoir que je n’ai pas choisi grand-chose. Et même ce qui a été pointé s’est fait
élire sur une somme colossale de contraintes plus ou moins visibles. Là où je me perçois articulant, c’est autour de la clairvoyance, mais la donne m’échappe sans cesse. Au mieux puis-je
m’installer là où celle-ci m’offrira plus probablement ce dont j’ai besoin. M’installer, me hisser, me porter dans ce périmètre où j’ai compris que le matériau nécessaire à mon accomplissement
serait disponible.
Il me semble impossible d’aller vers le mal, quand il
y a clairvoyance, vision holistique, générale des enjeux de soi. Non, ce n’est pas vrai. Parfois, malgré la conscience qui perçoit bien, il peut y avoir impossibilité monumentale à agir ce qui
est su comme bon – momentanément en tout cas, même si ce moment peut durer des ans. Mais est-ce que ça peut durer éternellement ? Ca peut mener à la folie, à la déchéance, au tombeau, oui,
effectivement. Un parfum de folie s’est fait sentir, un appel de tombeau s’est fait entendre, à bout de force, mais il y avait cette lueur, cette confiance indestructible d’un possible retour à
la lumière, comme garde-fou, garde-frontière. Cette lueur peut-elle manquer ? Apparemment. Ou la force. Ou l’entourage. Ou l’expérience. Qu’est-ce qui fait que celui-ci tien et renaît tandis
que l’autre tombe ? Qui oserait répondre d’une seule et simple réponse ? Il y faut tant de détails de circonstances, tant d’exactitude et de finesse, tant de tissage entremêlé. Même les
grands vecteurs corroborés en chiffres – importants pour l’aide à offrir – ne peuvent embrasser chaque cas particulier, ni donner l’ultime indice d’un parcours.
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