
Le corps dans l’herbe, au milieu d’un champ, accolé.
Sur le sable d’une fin de jour, quelque part, en jouant à se faire tomber.
La route en droite ligne et la vitesse dans les yeux, filant sur l’horizon sans horaire.
Les airs de ceux qu’on aime écouter, qui remplissent
l’habitacle, la tête, la gorge, le cœur. Dans les jambes, cette fermeté joyeuse du voyage, de la proche caresse. Dans la poitrine, cette légèreté de souffle suspendu, flottant au milieu de nulle
part.
Rêver trop fort.
Rêver à se faire mal.
Rêver à n’en plus respirer.
Elle est belle, l’image la liaison l’entente la mélodie la paisible alliance.
Reviens.
Allons-y.
Perdons-nous.
Lance, cours, chante, irradie, ouvre.
Quand la voix accompagne l’instrument, pleine ronde vibrante tremblante pleine d’âme.
Vas-y.
Découvre tout.
Recouvre- moi.
Ris grand souffle explose bras au ciel.
Quand les cheveux sur mes yeux ne sont pas les miens.
Il y a comme un trou dans le ciel par lequel tout s’échappe et tout arrive, un trou dans l’âme, un vent violent dans les côtes, une déchirure de joie, un sanglot de bonheur trop vaste pour ne pas abîmer sa chair, l’impossible compréhension appréhension maîtrise de ce qui t’arrive, dans le bol de Terre là où nous sommes des fois c’est trop petit.
Elle est folle, la rencontre la double face
l’harmonie la dimension.
Chuchote.
Des mots qui vont se perdre dans le désert.
Résonner entre les soleils.
Frôler les montagnes et les mers.
Voler à côté des nuages.
Voix étrangère dans le coquillage.
Bouscule mon âme.
Dérange mon esprit.
Griffe ma peau.
Dérègle mon sang.
Recouds-moi les veines à l’envers.
L’univers.
Dans le landau des aspirations délicates, reposer l’absence un temps.
Une pause au milieu des noires et des croches et des rondes, dans le silence qui révèle.
Pour le compte des soifs sanguines, s’emmêler là-dedans, tête contre épaule.
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