
Au milieu de la grise atmosphère aux reflets céladons,
recevant les paillettes transparentes et humides d’un brouillard descendu, l’être ferme les yeux et sent contre ses tempes des brises contraires. Dans un silence de plaine, au creux de basses
montagnes, il cherche à repousser la pâle limite des brumes par la rêverie de son regard habité. Tout comme la frise de ces toiles servant à se protéger du soleil, il se laisse bercer par les
courants d’airs qui l’enserrent et le bousculent. Rester là, immobile à jamais, dans cette plénitude qui l’imprègne tout entier. L’emmener avec soi en toutes saisons, hors toutes frontières,
par-delà tous continents, pour ne plus quitter ce contact frêle et intense, ce petit point de rencontre où la vie se fait si présente qu’il semble difficile de lui échapper.
Vagues soulevées de vent.
Balancement souple des branches.
Perceptible dialogue terrien.
Avant le retour à l’antre inspiré, il y a comme une
indifférence.
Puis, l’approche déjà séduit, évoque ce qui fut perdu dans la nuit.
Bientôt l’évidence frappe au front, s’impose et règne paisible.
par complexus
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Retour au monde
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Quel délice de lire ces mots.
Qui donnent envie de ne pas y échapper. De plonger encore et encore. Marcher. Flotter. Toucher. Ecouter. Voir. Courir. Danser. Ressentir. Avec soi et avec l'autre.
Petit point à préserver précieusement...