
Depuis ici, se rend visible
- Tranchant le ciel -
La masse ténébreuse et opaque
Noire de pluie et d’ombre
D’un continent de nuages
Qui bouche toute perspective.
- Par dessus -
Noyé de flux solaires
La transparence bleue et légère
D’un ciel immense immaculé
Parcouru de gerbes gaies et blanches
Ouvert sur tous les possibles
Contenus derrière la tourmente.
Les nuages passent.
Le ciel reste.
Ultime demeure.
Avant de voir, il a fallu se mouvoir, bouger, mettre en mouvement le corps emmailloté de silence et de nuit, pour qu’enfin l’œil puisse saisir, par le geste accompagné, la matière des choses et que la parole naisse de leur rencontre. Une urgence des muscles, une agacerie des nerfs, des élancements d’os à peine perceptibles, naissants tout juste mais si fourmillants de vie, de présence à soi-même.
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