
Un désir de poésie partout, dans les yeux, dans la tête, dans le cœur, à même la peau. Et des idées qui vont d’une surface à l’autre, qui cherchent où s’agripper, où prendre. Des questions qui
s’enroulent autour des veines agitées. Un joyeux mélange, affamé, aux aguets, intensément attentif.
Un désir de poésie partout, dans le ventre, dans l’âme, dans l’esprit, à même la bouche. Et des impressions multiformes qui se font et se défont à toute vitesse, qui s’enchaînent et déroulent la bobine de mes fantaisies intérieures. Un étrange mélange, inquiet, curieux, avide d’existence, impétueusement avide de sentiments. Un puissant désir de poésie, qui me brûle de l’intérieur, me consume d’un feu dont je ne guéris pas et ne veux pas guérir, surtout pas. Maintenant qu’il fait moins mal, maintenant qu’il ne m’empêche plus de participer à la communauté humaine, maintenant qu’il ne détruit plus ma faculté de participer aux humaines habitudes, maintenant qu’il est devenu le foyer auprès duquel tout se répare.
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