Changement de territoire, sans doute. La musique tourne et s’effondre, seule dans son voyage. Il faut mettre autre chose. Retourne le sens, inverse le périodique, change d’agenda. Mets-y des fleurs et des bourdons, des vers de terre et des mirlitons. Du souffle de course, l’endiablée, des enjambées par-dessus ruisseaux et précipices d’immenses centimètres. Fais la culbute et cul par terre tombé. N’aie plus peur de rien. Oh fais chier prendre l’histoire aux sérieux. Silence dans la salle, froide absorption, malaise contenu. Tancez-le !
Juste là, derrière porte cloison forteresse fragile de carton, juste derrière, comme avant. Tout est permis. Qu’en auront-ils à faire, les autres ? Jeu malin de reflets, piège salin de filets, mais saute à pied joint de l’autre côté, c’est l’étendue verte des nuages orangés surplombée, il y a un paysage à explorer, nulle limite, nulle règle qui ne soit à réinventer. Pâte à modeler, le monde devient jeu, partie de plaisir entre les pièges à con. Jeu : rêve en action. Autre désertion. Mots de cubes et pourquoi ne pas les mettre dans le désordre, fait-il. Pour mots quoi l’ordre est ? M’emmerdent les réponses, c’est quoi là-haut, non pas un nuage ! Raconte-moi une histoire ! Tu vois pas qu’ils se promènent, se mordent le ventre, se frappent l’échine, s’avalent dromadaires monstrueux qu’un vent trop fort balaie d’un souffle. Je propose la récréation.