Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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Aux yeux





































Aube des aubes, premier cri.
    La mémoire que je porte malgré moi.
La peau, le cœur, le regard. Nous sommes si semblables que la moindre des différences nous effraie. Nous sommes si différents que la moindre des similarités nous agresse.
Quelques centaines de milliers d’années n’auront pas suffit. Cent ans ne feront pas l’affaire, mais c’est un début. Signes précurseurs : la conscience planétaire. Surgissante nature qui cherche sa forme, minorité cherchant son souffle, son rythme. Elle ne peut échapper à son avenir. Que va-t-elle devenir ? Qu’allons-nous en faire ?
    Quelque chose vient de commencer.
Nous assistons à un immense chaos d’Histoire. Ouvrons-grand les yeux, ne loupons pas ce spectacle. Soyons conscients. L’heure est grave, belle, enceinte d’autant de tragédie que d’espoir, c’est notre capacité à l’émerveillement et à la révolte qui ne peut rester dans le sommeil où ils l’ont plongé. Si seulement c’était cela. Se passe-t-il quelque chose ? Quelque chose est-il en train de commencer ?
    Ca tremble de partout, comme toujours, tout a toujours tremblé partout, mais cette fois ce partout est relié dans son ensemble. Et la force de la synchronie existe, jusque dans la matière. Comment va-t-il nous apparaître ce grand tremblement ? Quelle sera son visage une fois rassemblé ? Vers quoi nous mène-t-il ?


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