Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
Retrouver la page, la plume, le silence. L'immédiateté, le geste d'écriture. Retour de poésie.
Au coucher, la liberté des élans construit des mondes. Au lever, folie, délire que ces plans échafaudés dans l'immense.
Je dois réellement m'arrêter pour réellement recevoir.
La poésie s'annonce à moi par le manque. Il manque à ma vie quelque chose pour qu'elle s'annonce par le désir.
Parfois, j'aurais aimé que la simplicité recouvre chacun de mes gestes.
Pouvoir aller dehors avec ce dedans si complètement habité.
L'attention tournée dedans longtemps, d'un œil calme et contemplatif, j'observe et prends note. J'oublie le dehors. L'heure. La journée. Suis seul avec la trame qui flotte en moi, pièce d'étoffe qui tient en l'air, sensible aux moindres vibrations. Grande gerbe de lumière intérieure.
Ne pas être d'accord avec ce qui gouverne en silence.
Ça continue de rêver d'une vie dont le centre, l'éveil, le motif ne serait autre que la poésie.
J'avais ce grand espoir de partir sur la route.
J'avais ce tremblement à l'idée de vivre loin.
J'avais ce portrait d'un poète aux pieds nus dans sa belle maison.