Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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Par nécessité

 

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Là où sont bousculées les croyances, où la pensée ploie sous les masses du désir et du manque. Là où ce qui s'arrangeait à grands échafaudages d'images, où les contradictions ressenties s'unifiaient dans la représentation. Bousculade de besoins qui piétinent l'ordre arrangé d'esprit, basculement d'une représentation unificatrice et immobile vers une représentation ouverte, scindée, mouvante, où la vie passe comme un cours d'eau et remodèle une fois encore le paysage de ses rives, trouve de nouvelles pistes pour tracer son lit. Rien n'est plus sûr, tout bouge, un mouvement se dessine, vers autre chose, les forces intérieures se déploient. On fait de la place autour de la peur, et elle n'en prend plus autant, la colère qui en fustigeait les conséquences devient une tendresse acceptante pour tout ce qui a souffert de sa présence, et ce qui souffre encore. On fait de la place autour du manque, et son chant emplit l'espace, fait trembler la chair de sanglots, pousse une grande respiration, imprime sa présence dans une plus grande profondeur. On fait de la place autour du désir, et il vibre avec une intensité renouvelée, aspire à plus de liberté encore, distille son immense faim dans les muscles, sa légitimité vitale dans l'esprit. On fait de la place à ce qui est, à tout ce qui est, et quelque-chose d'une possibilité à la croissance trouve progressivement sa voie. Les lieux fermés entrouvrent de discrètes fenêtres, les membres aux craintes tétanisées ont des sursauts d'éveils, ouvrent délicatement les yeux sur de somptueuses lueurs, l'invraisemblable d'un idéal s'incarne par minuscules fragments dans les tissus du réel. Il n'y a plus rien à vouloir, à diriger, à décider, ce qui est bon et juste pour ce grand corps en ébullition, émerge, grandit, s'évase, s'impose de l'intérieur. En cette conscience où la quête sonde et visite, explore la singularité d'un monde d'une phénoménale complexité, d'une sensibilité originelle, en cette conscience où s'éclaire la nature irréductible de son phénomène, la propriété unique de son organisation, de son être au monde, je ne fais qu'ouvrir des espaces où les mouvements qui m'habitent emmêlés finissent par se dérouler spontanément, et m'emmènent dans le déploiement d'une plus grande liberté. Celle où donner vie aux besoins qui appellent mon soin, ma considération, ma présence, a lieu, par nécessité.

 


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L
<br /> Dès fois, c'est long, tellement long, comme la toute petite aiguille des heures qui n'avance pas.<br /> <br /> Je préfère la grande !<br /> <br /> <br />
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M
<br /> Devenir philosophe* et grandir<br /> Ouvrir l'espace autour de soi<br /> Moins recroquevillé sur ses peurs<br /> Pouvoir enfin se mouvoir, respirer, vivre.<br /> <br /> * à chacun d'y trouver sa propre définition.<br /> <br /> <br />
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