Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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Aux articulations





































Il y a des embrasures qui éclatent.
Entrechocs les côtes, tirent aux sensibles essoufflements.
Il y a des images permissives, des élancées de plénitude.
Coopérer avec les complices de fine valise, ça fait tout un brouillard, une nette confusion – comme l’angoisse enchâssée dans le sternum.
Certaines continuités ne sont tout bonnement pas pensables. Ca ressemble à tenter de se représenter l’infini, automatiquement il y a saturation, vexation phénoménale des neurones qui refusent et boudent : « ça non, pas possible, désolé, on sait pas faire… »
        Cherchez, cherchez encore, toujours. Mais sans oublier d’avoir le goût qui passe de la bouche à la nomenclature, du nom à l’évasement sensationnel, tout plein que vous vous trouvez maintenant d’avoir saisi un instant l’insaisissable.
Et ne nous y trompons pas, sans doute est-ce le lot, la commune, la ligature, de toutes les choses qui nous séparent voici l’annulation. J’aimerais savoir aimer tout le monde, vague nostalgie impérissable, la profondeur de cette paix, de cette sécurité, de ce confort. J’aurais plus de visages pour les nuages que déjà je fabrique à mon humeur. Aujourd’hui, je glisse sous leurs petits corps bedonnant et leurs ombres me promènent sur les terres outre-Atlantique, ubiquité tranquille, merci pour le voyage, vous notes blanches qui durez le temps d’un paysage. Je sens mes membres fondre sous le soleil des âges, ma peau s’évaporer sous le feu du siècle qui bascule, tourne l’horloge, brève vie dans la profondeur universelle qui ne possède nulle chair pour aimer.
    Trop grandes vibrations. Echec d’une vision, nous avons encore du pain sur la planche.


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