Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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Oracles




Le concert des évidences fait son remugle.
    Parachutés là
    aveugles et courroucés
    nus d’emphase à péricliter.
        Sur le sol. Bas terre.
Le tome deux, l’entrée fugace, ton ombre s’agite et tu tends les bras vers le grand œuvre.

        Partout s’agitent en douce les tentacules, s’agrippent à ton bras les veinules. D’inerte puérile, de lances et de javelots, nous jouons à nouveau, de tous les instruments simultanément, grand œuvre n’ai-je pas dit, goélettes pointées vers l’autre continent.
    Ils ont beau dire, belle parole, beau langage, vétustes architectes pour de vétustes phrases, avec quel art l’amphigourique s’éprend de ce qu’il ne dit pas. Elles vibrent parallèles dans ma tête je les attrape et les jette là. J’ai seulement l’œil ouvert, la langue floue et je marque chaque passage d’un signe qui leur ressemble. Nous n’ignorons pas combien d’insouciance il faut. Nous soulevons des pierres pour découvrir des pierres. Nous crions contre le ciel pour transcender nos misères, chimères, rivières de voix étranglées. Nous nous demandons par quelle manière d’astuce, quel ouvrage aura rendu aujourd’hui différent d’hier. Nous aimons tendrement nos points morts de vision. Nous chérissons nos plaies et le sel dont elles s’immolent à contre-jour. Nous en redemanderions de ces pacotilles d’ivresse, de ces penchements de surplomb par-dessus bord, quand la lumière dégueule sur la page, quand la couleur viole les marges et tombe à nos pieds, rendue répandue.
    Folle allure. L’échancrure d’un chemisier sur le marbre d’une peau.
    Sous le ciel. Terre basse à cueillir.
Le tome deux, l’odeur musicale de ta question.
    Où te promènes-tu maintenant ?


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E
je constate que je ne viens pas assez souvent ! <br /> j'ai grand plaisir à lire tes fragments poétiques, tes poèmes en prose dit-on peut-être, un style que je recherche sur les rayons poésie sans toujours le trouver... j'aime la part d'abstraction de ton expression...
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C
<br /> Je me lâche beaucoup dans ce genre de textes, et au fur et à mesure que "ça s'écrit" j'observe et je me dis "c'est quoi ce bordel ? ça veut rien dire ! c'est pas<br /> intéressant !" etc. etc. Je passe outre, par défis presque et par besoin de débrider la chose de temps en temps, mais ces voix sont bien là. Alors ton impression m'aidera sans doute à les faire<br /> taire ! Elle tombe très bien autrement dit !<br /> <br /> <br />