Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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18 - Carnet d'observation



A la façon qu’ont les jours de rattraper ton temps, on les croirait tous secrètement liés pour t’emmener loin de ce qui te déroute. La grande force installée au creux de tes cellules fait sa loi, son ignorance, son bal. Danse petit Homme, danse, bientôt tu toucheras les étoiles. Ton doigt sera-t-il de chair ou d’éther ? ---- J’ai entendu qu’on servait, sur un plateau de bois, de l’autre côté des ignorances, toute une vie. J’ai longuement attendu qu’on me parle, doucement, au creux d’une coquille nacrée, de cette outre si grosse que mille êtres peuvent y boire indéfiniment. Le jardin vous reçoit, parait-il, sous une pluie couleur d’ambre, des lianes polies caressant le front de vos fièvres. Sous les pieds chauffés par la matrice tiède, terre féconde, l’on marche sur un roulis d’escargots aux coquilles d’or et d’argent ---- Quand l’esprit s’accorde à trouver la partie belle, quand la vibration d’intime sourit bêtement, de ce beau sourire d’enfant qu’enchante la simple lumière des choses. Etincelles et picotements sous l’épiderme pour qui peut entendre au loin le murmure d’une chanson, du bout des lèvres le cœur timide qui lance au ciel un air.


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S
La simple lumière des choses, on oublie souvent de la voir... Merci de la convoquer ici en poésie.
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C
<br /> Tout à fait d'accord. Ecrire est d'ailleurs le moyen que j'ai trouvé pour m'empêcher d'oublier, précisément... Enchanté Sophie, je passerai sous peu.<br /> <br /> <br />