Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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Mon expérience

 

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Je ne vise pas le bonheur, ni à être heureux. Je vise à être le moins souvent possible coupé de mon expérience. Je vise à être malheureux si je suis malheureux. Et à être heureux si je suis heureux. Je vise à être angoissé si je suis angoissé. Et à être serein si je suis serein.


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C
"je vise à être le moins souvent coupé de mon expérience" :<br /> <br /> je trouvais ça intéressant. mais j'ai eu le tort de lire les commentaires qui suivent.. ils m'ont brouillée le cerveau... :D<br /> <br /> je ne sais plus quoi dire.
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C
<br /> <br /> mince !! ;-) dommage...<br /> <br /> <br /> j'avais oublié ce post, jamais aucun n'a suscité autant de réactions, j'avais trouvé ça très intéressant, comme si je touchais à un terrain hyper sensible, sans avoir vraiment pris le temps de<br /> m'interroger lequel...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Pour ma part, je ne vise rien. Je déambule et je flotte entre le désastre de la joie et l'émerveillement des plaintes irréductibles.<br /> Il n'y a pas d'histoires sans questions. Il n'y a pas d'interrogations fondamentales habitées de réponses transcendantales. Il n'y a que de l'inoccupé et notre détermination à déployer nos<br /> insatisfactions au-delà de nos frontières d'horizons.<br /> L¨'inouï rebondit sur les miasmes et les fragments de vie morte ou à l'abandon. Ce qui me touche est ce qui passe à mon travers en le recomposant d'autres fioritures. Je ne m'échappe pas. Je<br /> m'écartèle. La réalité engendre mon affaiblissement à être et à devenir le projet d'un silence dilaté. Je meurs de ce que je suis et je vis du destin auquel j'ai déchiré les peaux pour pouvoir<br /> haleter de mes pertes.<br /> Je ne vise rien. J'oublis d'avoir été pour offrir à la constance la vigueur des causes perdues. L'ablation fatale, en l'occurence, je la trouve dans mes sens gorgés de perceptions tantôt<br /> envahissantes, tantôt fourbues d'illusions. C'est la danse du dense.<br /> <br /> PS : J'ai oublié ma vérité première. Les autres sont trés vite devenues des amas incongrus que la doléance de l'espoir à résumé à ma respiration.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Comme quoi, l'expérience est bien singulière, me semble-t-il.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Se viser est une histoire mille et nerfs.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> joli ! ;-)<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> Non, non, nul sentiment de négligence, Boris. Il y a un temps pour chaque chose; elles se succèdent rapidement ou plus lentement, c'est selon, mais cela ne leur ôte pas leur intérêt.<br /> La tendresse siège dans votre souhait, pour lequel je vous remercie.<br /> Amicalement<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Content de cet accueil... à tout bientôt<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> Habiter pleinement la sensation, le sentiment, sans penser au passé qui l'a fait naître, sans préjuger de l'avenir qui l'éteindra... Belle façon de dilater le présent, mais est-ce vraiment à notre<br /> portée d'êtres de récit, d'espoir et de désespoir ? Y tendre, en tout cas, sur un air de sagesse.<br /> Amicalement.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> une portée transitoire peut-être, pour moi, dont j'évase les possibles avec le temps et la conscience... (mais qui peut d'ailleurs, en moi, contenir le passé originel, le futur fantasmé, tout ce<br /> dont l'instant est fait, sans rien ôter ni rajouter, comme c'est)... Je me retrouve dans l'idée d'y tendre, oui, sans tension... ou avec la conscience de la tension ! Quelle danse !!! J'aime,<br /> j'aime profondément cela, cette matière du voyage... Navré pour le temps pris à répondre, je souhaite qu'il ne suscite pas de sentiment de négligence. J'ai moins de place dans ma vie actuelle<br /> pour ces échanges, mais quand j'y suis, je tente d'y être pleinement, comme vous le voyez. Et vous salue solairement, en espérant que votre royaume de nature vous enveloppe tendrement.<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> S'il y a trois expériences qui se chamaillent ainsi (et non simplement deux : un "être" séparé de "lui-même"), c'est sûrement parce que la hiérarchie habituelle parmi elles n'est pas respectée.<br /> Elle seule donne habituellement l'illusion de l'unité. Ou peut-être même l'assure en réalité.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Je tente de saisir votre message par là où je me sens adressé, à l'intellect, et ça me fait de la confusion. Je ne sais pas quelle est la 3ème expérience dont vous parlez, ne me reconnais pas<br /> dans la dicotomie que vous proposez, et, a priori (mais vous m'éclairerez si le coeur vous en dit) je crains que tout ce que représentent pour vous les termes de "hiérarchie habituelle", "l'être"<br /> et "lui-même" ne me soient pas assez évident pour me sauter à l'esprit... encore moins pour vous rejoindre immédiatement dans les représentations délicates et sans doute pointues qui sont les<br /> vôtres... pas assez explcitées pour que je les entende ou les comprenne, moi, avec mes moyens, mes grilles de lecture.<br /> <br /> <br /> L'expérience dont je parle ici, s'il me faut tenter de la définir, est holistique, pas analytique, éprouvable davantage qu'analysable. Mais c'est mon expérience et c'est ma définition, qui ne<br /> prétendent à rien d'autre qu'à donner sens à ma présence. Chacun en fait ce qu'il veut. Autrement dit je ne cherche pas de vérité définitive, encore moins LA vérité (dont je me méfierais bien<br /> fort - et vous aussi j'imagine), mais ma vérité - actuelle, partielle, circonstantielle, changeante, mouvante...<br /> <br /> <br /> bien à vous<br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> C'est si beau d'être soi, c'est si beau d'être entier, si amputé de ce qu'on dit autour de soi, d'être au fond de soi, comme ça. Voilà, c'est ça, être dans ses chausson, jusqu'au bout de soi.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> ça fait rencontre, pour moi, une résonnance, sans raisonnance nécessaire même si elle médiatise... en passant chez vous aussi, ce dont je viendrai témoigner un jour ou l'autre, mais au rythme<br /> actuel, l'autre est plus probable ! chaud sourire<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Il faut toujours viser la lune comme ça si on la rate et bien on tombe dans les étoiles...<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Je passe souvent ici sans laisser de trace sans "viser" quoique ce soit en toute sérénité.<br /> A vous<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> merci de m'en laisser ce bout de trace, qui sans viser me touche !<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Faut-il donc viser ?<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Nul "falloir" en mon petit témoignage ! ;-) Une nécessité ontologique transitoire... (Même si j'entends le sens sous la question... parce que c'est effectivement là où je ne vise plus que que ça<br /> se passe; mais c'est peut-être là où ça se passe que je ne vise plus, etc.) Salutations B !<br /> <br /> <br /> <br />