Autour d’un même axe.
Tournons, nous tournons, ivres.
Ensembles reliés. Groupes solidaires et théories morales.
Nous avons l’expérience et l’observation et l’entendement.
Un geste bon constitue la nourriture d’intelligence. Et son fruit.
Parler de ce qui importe, taire le reste et chanter le futile poétique.
C’est ça.
Enfin. Sentir l’à soi, porter la sienne délivrance. A l’autre ce qui lui appartient. Le rassemblement devient possible alors. Alors seulement.
Devant l’axe totem, nos danses séculaires, nos rites masqués, ivres nous tournons autour. Aveuglés d’immense.
Nous pouvons en faire quelque chose. Nous pouvons en faire quelque chose.
Qu’as-tu dans tes mains ? A quoi sont-elles bonnes ? Une argile t’attend.
Nous pouvons construire, par la nourriture d’intelligence, solidaires et moraux,
élever l’axe, combler l’ivresse, ouvrir les yeux. Nous pouvons. Je souhaite l’entendement aux frissons de chair, la possibilité d’y croire. Je souhaite la rencontre, paume contre paume. La vraie présence.