Je cherche un lieu tranquille. Longiligne étendu. Je cherche une langue de sable qui fait silence, un bord de mer sans vagues. Un lac peu profond, flaque en marées claires. Un précipice de fourmi – mon corps invincible. Une nuit de mille lunes. Je souhaiterais pouvoir fermer les yeux sans craindre les prédateurs. Dans une paix dirigée, tout contenu, désir moulé au flot paisible d’un intervalle. La fraîcheur d’un éveil qui me rend neuf au monde.