Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

Des chansons coulant le long des années
Comme des cordes le long d’une paroi de vertige
On s’accroche à ce qu’on peut, à ce qu’on a, à ce qui croche
Des airs déchirant écoutés en boucles effilées
Désert désirant de mélopées en souches taillées
Sèment au ciel l’instant tant affligé, de doute troublé
Lacèrent et dessinent la forme du cœur infirme, l’infime dédoublé
Jachères que l’espoir destine à l’intime des mœurs tant estimé
Comme le champ labouré au cas où les nuages s’arrêteraient
Pour ne rien perdre de ce qu’un ciel peut abandonner aux terres meubles
Des voix étrangères d’inconnus parfois décédés peuplent mon souffle
Racontent mieux que personne la parole où mes soupirs se marouflent
Abondent en langueur époumonées le sujet de mon trouble secret
Comme autant de concubines connaissant ce dont je m’aveugle de biais
Mettant à jour, d’une ou deux notes à peine, chaque recoin de mon âme tavelée.