Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

Publicité

Où je me trouve et me perds




Je suis plus souvent avec ce que le vent de mes pensées souffle à droite et à gauche

qu’avec la matière solide du moment que mon corps habite.


 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
<br /> Premier acquéreur, mais certainement pas le dernier !<br /> <br /> Merci de m'indiquer que tu as apporté des retouches. On se relit toujours sans jamais vraiment considérer que c'est la dernière fois que l'on ajuste, tant on est et demeure dans le sentiment de ne<br /> pas avoir su s'exprimer plus justement sur ce qui réside en soi et qui nous tiraille encore.<br /> Mais, rassure-toi je ne lis pas pour juger, ou en tous les cas cela n'est pas le but recherché, malgré le fardeau de préjugés inconscients et invisibles que l'on transporte avec son regard. Je lis<br /> pour m'agrandir. Le plus important, à mon sens, demeure ce que l'on a senti et/ou apprécié d'une lecture. Ce que cela touche en soi ou que cela aide à deviner.<br /> <br /> Penser avec le corps va tant à l'encontre des principes inculqués (de Platon à Descartes)et l'on considère toujours encore avec tant de difficultés cette matière-corps qui peut nous conduire<br /> parfois de l'irraisonné à l'irraisonnable avec tant de prudence et tant de recul qu'il ne te sera pas aisé d'y accomplir un rapprochement unitaire. Du moins une unicité durable. Le corps et<br /> l'esprit sont deux logiques différentes.<br /> La démarche demeure louable, pour sûr ( et Spinoziste). Mais, elle me semble amputée dés le départ.<br /> L'acmé dans son paradoxe est à l'antipode de sa définition. Le point culminant est si souvent dans la faille consécutive à la brisure. Enfin, il me semble.<br /> Il m'est difficile d'avancer une idée et/ou un concept sans tout de suite donner l'air (à s'y méprendre)que je me prends au sérieux. Alors qu'en fait, j'essaie seulement de réfléchir tout en<br /> écrivant. Et ce pour partager.<br /> <br /> A mon sens, l'échange (intellectuel) virtuel par son support a autant de poids que n'importe quel autre échange vivant, comme de visu, par exemple. Lorsque je rêve dans mon sommeil et qu'au réveil<br /> il m'en reste une sensation trés prégnante, elle devient réalité.<br /> Et puis, axiomatique sensation que de se sentir encore davantage, si étrangement différent ou pareillement au traves du regard de l'autre et de son senti, de sa perception, soit de sa traduction et<br /> de son interprétation personnelle du réel. Sans les autres comment pourrions-nous espérer nous construire ? Ils nous sont irréductibles et agaçants (contrariants tout au moins), mais ils sont notre<br /> salut en quelque sorte.<br /> <br /> Comme toi, ces dialogues dans l'invisible me sont d'un grand apport, ils me sont nourriture et joie tout à la fois. Ils me sont pénétrant autant que lorsque je dialogue avec quelqu'un et que je<br /> garde les yeux fermés.<br /> J'en profite pour te remercier des nôtres et pour te renouveler toute ma sympathie.<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> Oh je n'ai pas le dessein de rendre cette unité-là autrement qu'en témoignant de moments où je la traverse, très modestement.. et très<br /> succintement. Donc amputée, je veux dire, c'est bien de cela dont il est question, témoigner de cette fracture c'est tout, enfin "c'est tout"... (rictus entendu) bref. (Je sens vite une fatigue à<br /> "parler sur" ces choses là).<br /> N'ai jamais eu l'impression d'une prise au sérieux ! Mais t'imaginer dans cette quête réflexive donne une autre réception de la lecture de tes textes, je crois, on verra quand j'y retourne.<br /> Je te rejoins une fois de plus sur la nécessaire altérité, mais dans mon vécu l'absence de voix, de regard, d'odeur, etc. fait que, même si je peux avoir des ébauches de sentiments, d'attachements,<br /> de sensibles plaisirs, à travers ces échanges, je sens qu'ils ne font pas le même poids - mais c'est très personnel, une personne proche se sent intimement liée aux auteurs de ses références<br /> (souvent morts) et a le sentiment qu'ils font partie intégrante de sa vie, au même titre que d'autres personnes vivantes de son entourage... J'entends donc, mais n'ai pas ce vécu là.<br /> <br /> Merci pour le retour de sympathie !<br /> <br /> <br />
B
<br /> Habité par le souffle, le corps pense !<br /> <br /> Afin de te lire plus précisément, il faudrait, sans doute, s'entendre sur le prédicat de chaque chose, de chaque mot... Comme il se fait lors d'une approche amicale articulée par l'attention<br /> curieuse et interrogative. D'ailleurs sur ce qu'est philosopher, penser, méditer, aussi peut-être. Ce qui n'est pour moi que de chercher à se réconcilier avec soi-même.<br /> Je comprends fort bien que le senti puisse être l'élément clef d'un partage, or ce dernier n'engendre pas systématiquement une réflexion approfondie. D'où le schisme léger de l'inabouti.<br /> <br /> (Je suis dans l'entame de ta lecture : Errance Lumineuse, Conciliabule des sagesses intérieures, Elancements et replis ; que je viens de recevoir.<br /> Te lire m'apprend.<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> Ah c'était donc toi ! Premier acheteur tu sauras ! Par contre, j'ai besoin de t'avertir que peu de temps après ta commande j'ai fait une retouche globale du récit de voyage, pas mal de détails<br /> d'écriture, mais aussi des consistances qui, écrites il y a maintenant 6 ans, me gênaient de ne pouvoir m'y reconnaître (quelques sentances jugeantes et généralités abusives, dérivant de colères et<br /> frustrations non responsabilisées, qui me mettaient vraiment mal à l'aise et que j'ai circonstanciées)... Je t'invite à la tolérance pour ces passages que tu ne manqueras pas de remarquer. Et je<br /> t'envoie très volontiers une fois un exemplaire retravaillé en dédommagement (je n'aurais pas dû le mettre en ligne sans avertissement), avec plaisir.<br /> <br /> Touché ceci dit de ton geste de curiosité et de ce que tu m'en dis.<br /> <br /> Le corps pense, oui, on pense avec le corps... J'aimerais vraiment réussi à rendre l'indissociable dans la différence, la coupure dans la jointure de ces instances.. Quelques textes récents qui<br /> paraîtront prochainement semblent s'en rapprocher. Je sens cependant à quel point cela nécessite d'en faire l'expérience, ne peut être une simple compréhension, simple vue de l'esprit. Et il faut<br /> l'approfondissement d'une élaboration pour en dire quelque chose, sûr, entièrement d'accord, et sans doute pour y accéder (pour moi il aura fallu et il faudra encore), mais peut-être pas pour le<br /> vivre... vécu qui pourtant s'annonce être l'acmé d'un inabouti, perpétuel et... déchirant. ;-)<br /> <br /> <br /> Je te le dis à toi aussi:<br /> Je suis souvent frappé ces temps par combien ces échanges sans visages et sans voix, me nourrissent en profondeur, dans mon histoire, mon écriture et ma chair, merci d'y participer.<br /> <br /> <br />