Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
J'aimerais que ces larmes qui ne sortent pas puissent être transformées en mots. Dire et faire entendre le poids de cette fatigue d'être. Que l'épuisement de ma vitalité trouve dans une parole le moyen d'être entendu. Visible à mes propres yeux. Il est...
Lire la suiteC'est un espace autour de moi Le sentiment de cet espace D'une virtuelle sensation, la différence entre les bras coincé le long du corps, ou la possibilité de les étendre largement. Le souffle dans une cage Ou celui du ciel Le regard porté contre un mur,...
Lire la suiteTirez donc un peu Sur les franges de ce jour Du bord de ses lumières étendez le drap Vous forces tranquilles Paisibles anges du rêve Donnez à ce pauvre jour Quelques étoffes supplémentaires Qu'il puisse allonger son corps Jusqu'au ventre de la nuit Tendre...
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Cette pluie Ce n'est que le printemps L'eau d'où jaillira la vie Tout comme cette larme est de joie Ce souffle de repos et d'espérance Le tremblement de mes lèvres Parcours mes proches souvenirs Mais s'apaise vite contre le jour Ces muscles tressaillant...
Lire la suiteJe continue de croire que mon travail d'humanité consiste à accepter la différence de l'autre, jusque dans sa plus grande étrangeté, jusque dans ce qu'elle me fait vivre de plus abominable, de plus terrifiant, de plus insupportable. Et que ce travail...
Lire la suiteCombien de mots au silence? Combien de regards au ciel? Sans adresse ni réceptacle Sans le buvard d'une peau ni l'éponge d'aucun cœur Combien de forces au néant Vouées à disparaître D'un oubli sans limites? Comment sommes-nous fait Pour tenir sous la...
Lire la suiteJe voudrais me saisir, de ce petit fil, sur lequel court ma vie, à peine visible, lui donner le tour, et porter sa folle course entre mes mains. Pouvoir toucher, sentir contre ma peau, jusqu'à la plus évanescente vibration de ce courant continu, ce mélange...
Lire la suiteJe sais seulement que cette vie-là ne m'obsède en rien de bon. Et qu'il me faudra l'abandonner. Laisser ma place et m'en creuser une autre, ailleurs. Là où le rêve a fait ses statues de cire. En brûler tous les cierges et y faire la lumière de ma réalité....
Lire la suitele temps livré au temps le souffle au souffle rien qui ne sépare ni nulle distance au précis des instants tous les détails la précision du regard et les perceptions délicates en plénitude d'esprit le corps laissé au corps l'attention à ce présent d'un...
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