Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
Ecorchure céleste, pelure diaphane. L’orangé discours de bien belle contenance. Les nuages dans l’étendue font un lac. Tandis qu’au fond de la tasse scintille Ce bruit sec. Tous les matins du monde Où des siècles s’effondrent dans un chaos. Sur ma peau...
Lire la suitePincettes poudreuses en lesquelles les nuages s’émiettent. Neige de sel, neige de sable, neige d’étincelles. La poudre blanche des cieux tombée rapproche la terre du ciel. Les corps se remodèlent instantanément, selon leur principe, leur fine intelligence....
Lire la suiteEmporté par le vent, sur l’onde sinueuse et le bruit du bec qui racle la feuille. Je perçois. L’écoulement, l’éclatement, l’étalement. Viens, dit-elle, suis-moi. Rejoins-moi dans ce drap mouillé par la sueur d’un corps immobile, âcre, puise en la sève,...
Lire la suiteNous sommes les enfants du monde et cette danse est la vie. Jouer me revient comme une ancienne chanson oubliée. J’adore l’air simple et coulant du ruisseau, comme il s’enfile dans le paysage. Je remarque que je ne suis plus si porté sur l’intériorité....
Lire la suiteJe dévalise le ciel. Les étincelles. D’étoiles suis-je fait, m’arrosent les nuages. C’est d’être tout, qui me fait peur et m’intéresse. C’est l’existence synoptique, l’aura du grand angle, l’étendue du spectre ontologique. C’est de dire tout ce qui émerge....
Lire la suiteBlanche page aux lignes bleues sur lesquelles je pends un à un les maigres corps tombés du bec de ma plume. Rectangle coupé dans l’image. La joie d’ouvrir. Trouver la règle qui crée le jeu. Sauvage écriture de l’en-deça. La totale naïveté. Jusqu’à comment...
Lire la suiteQuelques nuages, pointés à l'horizon font une pause dans leur long voyage Aux echymoses une brume pour allonger le temps. Et la nuit qui tombe, sur ma joue s'enflamme. Monte aux nues chercher sa proie, l'odeur palpitante d'une chair. Désenferme le mo...
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