Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
Et si l’existence pouvait peu à peu battre son plein ? J’allais dire « enfin ». Mais il y a la lenteur, le temps, qu’il faut composer, avec. Et puis merde quoi, s’il faut se trier les tripes à tout instant, que reste-t-il comme occupation, comme disposition...
Lire la suiteTu peux rester caché. Te fondre dans l’anonymat d’une discrétion, d’une retenue, la tête basse. Tu peux rester au couvert de l’intime, sous le toit tranquille d’un confort bien connu. Tu peux t’arranger un coin d’univers où ton sang mène une vie paisible,...
Lire la suiteIl y a des moments de puissance. Confiance, consistance, force. Autre regard, autre présence, autre rapport. Des moments d’intense conviction, pas une conviction d’idée, une conviction de place, d’adéquation, de juste lieu. Et tout y est. La fragilité...
Lire la suite
Sang fiévreux. Soif de mordre. Faim de boire. La main ferme, tremblante, palpite. Elle palpe ce monde. Renverse cette vie. Ta gueule embrase le ciel, embrasse ! Essaye ! Tout à prendre, à partir de l’insu, du doute, tout apprendre. Pépiements d’oiseaux,...
Lire la suite
Comme les petites choses ont perdu leur place. Comme le temps devient court. Comme le calcul empiète sur toutes les marges, la règle d’inquiétude confinant les aires de jeu à moins que rien. Il y a de la peur devant cet événement qui se profile. Un événement...
Lire la suite
Fondamentalement, les choses de l’esprit m’intéressent moins que celles du corps. Sans dire qu’il y a césure radicale, cependant l’expérience du penser peut s’avérer diamétralement opposée à celle du sentir – située alors à l’autre bout d’un continuum,...
Lire la suite
Quelque chose hier, en allant là-haut. Je suis resté longtemps couché dans l’herbe. D’abord dans un endroit trop pentu, sans y faire attention. Ce corps vaguement mal-à-l’aise, par l’effort à tenir, empêchait la détente réelle. Puis marché jusqu’à un...
Lire la suite
Appel indistinct, quelque part où échapper. Tout poser, jusqu’aux mots, jusqu’au regard, jusqu’à la présence. N’avoir plus rien à porter. Plus rien. Au pied du sommeil, au pied de la mort, au pied de nulle part. Echapper. Voix de silence dans la brise,...
Lire la suite
Deuxième participation au blog collectif, avec une phrase de Henri Michaux pour inspiration: "Ce n'est pas dans la glace qu'il faut se considérer. Hommes regardez-vous dans le papier." Voici le texte
Lire la suite
La nourriture se trouve en ces écuelles d’instants où tout vibre enfin, à nouveau, sans durée. Au détour d’un chant, à l’orée d’une saison, sous l’arche d’une espérance, peut-être dans la plus commune des chambres, à la moins étonnante permission, quand...
Lire la suite