Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
Au moment où le soleil frappe mon visage, et l'air froid, cru et vif entre dans mes poumons. Avec dans le crâne l'image, ces rayons du milieu d'après-midi d'hiver, horizontales chaudes et douces qui frôlent les objets et tirent de longues ombres pâles....
Lire la suiteSouffle court, d'une lassitude à bouger sans cesse, de muscle et d'esprit, le mouvement perpétuel et sa fatigue. D'une inquiétude qui s'agrippe aux flans de ma conscience et la griffe sans cesse dans sa chute, lui plante ses griffes dans son ascension,...
Lire la suiteJ'irai aussi loin que possible. Laisserai m'emporter la route. Face au soleil, direction couchant. Le lointain pour destination. Et j'embarquerai toutes mes peurs, toutes mes ivresses. Tous mes manques. Mais je dénicherai au coin d'une rivière, au bord...
Lire la suite
Sous le couvert des arbres miroitaient des milliers d'étincelles. Taches jaunes ricochant sur les feuilles d'un vert phosphorescent, dessinant une gigantesque dentelle d'ombres aux formes délicates. Et je marchais entre les gouttes de lumière l'âme pareillement...
Lire la suite
Lentement, à la vitesse de mon corps, j'ai marché. Mon corps s'est mis à marcher ainsi, lentement, posément, tandis que mon regard se désintéressait de tout ce qui l'entourait pour se poser sur le sol défilant. C'est l'humeur qui a dicté l'allure, sous...
Lire la suite
Sur le retour, le soleil est bas, et je m'arrête maintes fois dans le trouble de la beauté qui m'environne. Toujours cette même impression qu'il y aurait là, dans l'image qui me sidère, qui arrête ma marche, suspend mon souffle, captive toute mon attention,...
Lire la suite
Je suis donc empêché par mes exigences et pris par le soin que j’ai de protéger ma sœur. Ce que je fais et en quoi j’investis tant de mon être se tient à l’écart de la rencontre parce qu’il y a en moi une telle vulnérabilité que m’exposer sans être parfait,...
Lire la suite
Tout, autour de moi, là-haut, respirait mon absence. Les herbes continueraient de trembler sous les étoiles, ces chamois surveillant ma silhouette insolite resteraient dormir à l’abri d’un sous-bois, le vent passerait encore entre les barbelés muets,...
Lire la suite
Je ne m’y attendais pas. Je suis monté marcher avec le souvenir encore frais de l’air, du vent, des odeurs, de l’herbe foulée, des arbres amicaux, un souvenir léger, important et futile, important dans sa belle futilité. Je ne m’attendais pas à ce soleil,...
Lire la suite
Je suis monté à contrecœur, sur la montagne que j’aime tant, je suis monté le cœur rechignant, la poitrine en peine. Elle savait déjà, ma poitrine, sans doute savait-elle déjà le trouble qui la saisirait là-haut. Il est des lieux comme des personnes :...
Lire la suite