Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
C’est-à-dire qu’on est quand même plutôt câblé pour la survie et la copulation que pour le bonheur, à la base. Hein, tout ce brindezingue d’organisme, faut dire ce qui est, son bréviaire à lui ce serait plutôt tiédeur, sécurité et fornication. L’en a pas grand-chose à secouer de toutes ces fumisteries que tu te mets dans la tête, toutes ces alvéoles et fumigènes, c’est bien beau mais ça fait pas son carrosse. Chercherait plutôt à sauver sa peau assez longtemps pour en mettre le plus grand nombre possible, de la descendance, du génome en foutre de-ci de-là. Je dis pas qu’i’ faut s’arrêter là, mais ça compose, quand même. Y a à peser.
Et pourtant, qu’est-ce qu’on en fait du foin. Ou plutôt justement : y a qu’à voir le foin qu’on fait. Si c’était prédestiné, y aurait moins de recettes, moins de drapeaux, moins de vas-y que j’t’explique comment ça fonctionne, le bonheur. Ca devient quand même salement naïfs parfois, cette pauvre bête. Bon, on a une bonne excuse : c’est vraiment difficile d’être là où on est, avec tout ce qu’on est. Même que des fois on arrive à se gâcher les moments de grâce, tellement qu’on n’est pas ficelé pour. Mais on n’est pas ficelé pour, c’est ça le truc.