Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

Un courant d’air, à peine. A peine plus qu’un courant d’air. Une plume peut-être.
Les papillons dansent là. Dans ce tourbillon. Cet à peine croyable tourbillon d’air.
--- léger léger léger ---
Un souffle, un seul ne saurait contenir, tant de légèreté. Mille souffles seraient un début, une ébauche.
Ils dansent merveilleux, tourbillonnent dans l’air, mille papillons, peut-être plus, courent dans le vent léger du matin. Sous l’aurore souriante, le souffle court, je rencontre l’air d’une danse qui s’élève d’entre mes côtes, telle une plume libérée de son destin de plume, virevoltante dans les tourbillons qui la soulèvent, la tiennent loin du sol, loin de l’aile matricielle, seule, entourée de mille papillons, sans doute plus, qui la tiennent en apesanteur, légère dans son infinie légèreté, soufflée par la brise tendre d’un matin sans histoire.
A peine un courant d’air, né d’une danse, de deux mille ailes minuscules qui battent la mesure pour ce corps virevoltant dans un souffle qui n’est qu’une ébauche.