Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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A me demander ce qui fut remarquable


Il est d’autres choses que j’effleure encore et que je retiens moins, qui m’apparaissent moins fortement, mais qui pourtant ne sont pas moins signifiantes. Moins effrayantes, moins troublantes, sans doute, moins problématiques dirons-nous. Pourtant ce qu’elles marquent de changement, d’ouverture, que je remarque peut-être trop peu, ce qu’elles signifient de métamorphose m’apparait, maintenant que je le considère, troublant de sibyllins auspices. A me demander ce qui fut remarquable ces dernières heures, et à considérer que pas grand-chose ne pouvait répondre à cette attente, ce critère, je me suis tout d’un coup souvenu de l’euphorie qui m’a fait sauter et danser comme un agneau tout juste né découvrant les forces de vie dans ses pattes frêles, hier soir, je me suis souvenu de cette danse dans mes jambes, de ces souffles précipités dans ma poitrine, courant le long de mon torse hystérique. Que s’était-il passé, pour que pareille frénésie s’empare de mes membres, je me suis posé la question, en cherchant une réponse non pas dans les couches superficielles des événements mais aux soubassements existentiels que ceux-ci pouvaient avoir touchés. En couche superficielle, j’ai fait quelque chose d’inhabituel, mais faire quelque chose d’inhabituel ne suffit pas toujours à remuer ce qui de l’existence refuse de sortir des habitudes. En couche profonde – à supposer qu’il s’agisse bel et bien de superficies et de profondeur, mais l’image est suffisamment partagée pour me faire comprendre – l’inhabituel de mon comportement, cette fois, est venu frôler ce qui de mon existence peine à se déshabituer d’un confort légitime. Légitime parce qu’il est des zones si vulnérable du corps psychique que les notions de mort ou de douleur psychologique n'y sont pas des abstractions philosophiques, mais forment les réalités d’un authentique vécu, pouvant s’inscrire dans les tissus du lien à soi et aux autres, jusque dans la matière tangible des chair alors en souffrance. Il y aurait donc comme une sécurité naissante, de nouvelles forces de vie dans les pattes de mon identité psychique, me permettant de sortir des ornières rassurantes de ce confort devenu inconfortable à force de limiter mon existence, à force d’en limiter les aires de jeu, la capacité d’aller jouer dans les zones inconfortables de ce qui est, existentiellement, inhabituel.

 

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V
<br /> problème technique signalé par B aussi. Impossible de marquer mes passages entre vos lignes appréciées.<br /> Bien à vous<br /> <br /> <br />
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C
<br /> D'acc, mais comment celui-ci est-il alors passé ? Je ne suis pas sûr de vous comprendre B et vous ! J'ai vu que mon dernier post à mis un moment à apparaître, c'est<br /> peut-être lié...<br /> Mais merci de toute manière pour le marquage !! :-)<br /> <br /> <br />
L
<br /> Je ne savais pas non plus que mes écrits pouvaient avoir un lien avec Jung...<br /> Il est vrai que j'apprécie beaucoup ce génie de l'esprit humain que j'ai découvert il y a quelques années maintenant.<br /> <br /> J'aime beaucoup l'idée de pointillisme pour ton écriture... il y a de ça.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> J'aurais de la peine à argumenter à vrai dire pourquoi j'ai dit ça, mais quelques indices peut-être de lecture des coïncidences, et le côté électrico-siprituo-charnel<br /> de tes textes (si tu permets ;-P rien de désobligeant dans mon intention)<br /> <br /> <br />
E
j'aime beaucoup votre style et j'y reviens encore, vous semblez écrire par petites touches qui peu à peu composent un ensemble porteur de sens, ce qui me rappelle les pointillistes en peinture.
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C
<br /> Hello Elvys, long time no see ! ;-) Content de recevoir ces traces, les petites touches sont ce qui se fait spontanément, effectivement, et je suis toujours soulagé de<br /> découvrir au final une certaine unité possible, même s'il me faut parfois la recomposer... merci pour vos mots<br /> <br /> <br />
L
"En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être."<br /> <br /> C.G.Jung
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C
<br /> Tiens, je n'avais jamais pensé à un lien entre Jung et tes écrits, mais je ne suis tout d'un coup pas étonné que tu cites ce copatriote ! Merci pour l'écho !<br /> <br /> <br />
M
Il y a une fluidité qui transparait dans vos mots de sorte qu’on les lit comme une ondine, c’est très agréable mais une relecture s’impose, car ce serait sans doute mal les lire que de ne pas percevoir dans vos lignes les tumultes qui les font naître et leur donne cette intensité... j’imagine. Le rêve est tellement présent et l’électricité de l’être infinie. Que de contrastes ! la fluidité n’a rien de reposant... en fait. Au contraire, elle éveille. Enfin, impossible de savoir si vous vous donnez du mal à écrire ou si cela vient tout seul. Du moment que c’EST !<br /> Bien à vous.
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C
<br /> Perspicace lecture ! Le lieu-source de l'inspiration est effectivement fait d'un tumulte mêlé de mille impressions, mais d'où s'origine par contre (comme le fil sorti<br /> d'une pelotte emmelée), pour peu que je parvienne à un certain état d'accueil et d'ouverture, une fluidité qui a lieu au moment de l'écriture et sur laquelle je me laisse flotter, juste attentif à<br /> saisir au vol les mots qui viennent, sans les juger ni les trier. Quand je suis là, ça vient effectivement tout seul, et c'est pour moi le lieu du plus grand plaisir d'écriture ! Ceci dit,<br /> certaines pelotes sont très douces et reposantes à démmêler ;-)<br /> <br /> <br />