Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
Aube des aubes, premier cri. La mémoire que je porte malgré moi. La peau, le cœur, le regard. Nous sommes si semblables que la moindre des différences nous effraie. Nous sommes si différents que la moindre des similarités nous agresse. Quelques centaines...
Lire la suiteLente journée s’effondre dans son ombre. La perte puis l’aurore. J’ai bougé de là à là. Personne ne s’en est aperçu. Roule terre maboule autour du soleil. Ronde nocturne, diurne sans borne s’ellipse. Homo floresiensis fit de même. Personne ne s’en est...
Lire la suiteJoie, mouvement. Haine, noir. Angoisse, fourmis rouges. Tristesse, ruisseau. Peine, souffle. Silence allégresse et retenue composent une distance. La journée s’est perdue dans une forêt de songe. Les temps anciens ont remonté les pentes. Il y avait foule...
Lire la suiteChangement de territoire, sans doute. La musique tourne et s’effondre, seule dans son voyage. Il faut mettre autre chose. Retourne le sens, inverse le périodique, change d’agenda. Mets-y des fleurs et des bourdons, des vers de terre et des mirlitons....
Lire la suiteEcorchure céleste, pelure diaphane. L’orangé discours de bien belle contenance. Les nuages dans l’étendue font un lac. Tandis qu’au fond de la tasse scintille Ce bruit sec. Tous les matins du monde Où des siècles s’effondrent dans un chaos. Sur ma peau...
Lire la suitePincettes poudreuses en lesquelles les nuages s’émiettent. Neige de sel, neige de sable, neige d’étincelles. La poudre blanche des cieux tombée rapproche la terre du ciel. Les corps se remodèlent instantanément, selon leur principe, leur fine intelligence....
Lire la suiteEmporté par le vent, sur l’onde sinueuse et le bruit du bec qui racle la feuille. Je perçois. L’écoulement, l’éclatement, l’étalement. Viens, dit-elle, suis-moi. Rejoins-moi dans ce drap mouillé par la sueur d’un corps immobile, âcre, puise en la sève,...
Lire la suiteNous sommes les enfants du monde et cette danse est la vie. Jouer me revient comme une ancienne chanson oubliée. J’adore l’air simple et coulant du ruisseau, comme il s’enfile dans le paysage. Je remarque que je ne suis plus si porté sur l’intériorité....
Lire la suiteJe dévalise le ciel. Les étincelles. D’étoiles suis-je fait, m’arrosent les nuages. C’est d’être tout, qui me fait peur et m’intéresse. C’est l’existence synoptique, l’aura du grand angle, l’étendue du spectre ontologique. C’est de dire tout ce qui émerge....
Lire la suiteBlanche page aux lignes bleues sur lesquelles je pends un à un les maigres corps tombés du bec de ma plume. Rectangle coupé dans l’image. La joie d’ouvrir. Trouver la règle qui crée le jeu. Sauvage écriture de l’en-deça. La totale naïveté. Jusqu’à comment...
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