Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
J’ai sous les tempes des plumes trempées de goudron, alvéoles de plomb. Viens au jour avec le poids des ans, sur cette poutrelle, jeté hors du sommeil. Et cette peau tient sans doute de l’opiacé, du miracle, à sa façon de soigner. Elle danse quelque part,...
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Le mot adressé se porte à l’oreille, mais il cherche la bouche. Quête l’écho de sa présence, la viabilité d’un espace partagé. Le renoncement d’une parole vient à l’âme qui s’étouffe dans le silence d’autrui, n’entend pas son existence vibrer dans l’échange....
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Les musiques qui sondent l’échine seraient l’ultime recueil de nos prophéties. Nous verrions loin dans l’instant, loin au fond du puits de cette seconde, liquide. Prédire combien le temps s’arrêtera, aux signes qui fondent tes yeux privilèges. La minute...
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Ce sont des pages entières qu’il reste à écrire, folles avenues blanches, ouvertes. Ce sont des images par centaines dont l’empreinte attend la trace, moule vierge. Comme ces stupeurs alanguies, la danse des cygnes, l’arc-en-ciel pont joyeux. Dans la...
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Je pourrais pour cela renverser la coupe qui ceint les entrailles. Déverser le vin qui marine au fond des cales, d’entre ses hanches cueillir l’ivresse. L’imperceptible du jour jaillirait des horizons, chaque instant comblé d’immense. Il y aurait sous...
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Ce matin, je me suis réveillé médium. Au labeur qui m’attendait, j’ai préféré les poèmes qui ne m’attendraient pas. Possède néant La peau sur les os Le goût de la vie Au monde Ouvert Fruit mûr Lucide rond En l'immobile Sein d’immense Silencieuse félicité...
Lire la suiteLa réponse est ailleurs, elle n’est pas là où tu regardes obstinément. Ce que tu maudis aujourd’hui, demain tu remercieras.
Lire la suiteL’image est incontournable. On s’y encouble, on s’y dédouble. En l’emphase des heurts, ce sont mille reflets enchevêtrés, mille fois ton visage renversé. La maison hantée où ton spectacle se rejoue sans cesse, et les cris et les rires. Le plaisir qu’on...
Lire la suiteDes absolus. Du rien au tout. Qui ne laissent place ni l’un ni l’autre à l’expérience et ses nuances, ses imperfections. Le rien tient de l’enfermement. Une cloche fermée, abri rassurant, tenant éloignés une foule de dangers, de menaces perçues. Là-dessous,...
Lire la suiteJe n’y arrivais plus. Je me suis assis là où j’évitais de me rendre. Il y avait un écho désagréable, et inquiétant. J’ai écouté, acquiescé, vaguement craintif des conséquences. A ma grande surprise, quand je me suis levé, ce qui auparavant se refusait,...
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