Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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Théories d'improbable




Les musiques qui sondent l’échine seraient l’ultime recueil de nos prophéties.
Nous verrions loin dans l’instant, loin au fond du puits de cette seconde, liquide.
Prédire combien le temps s’arrêtera, aux signes qui fondent tes yeux privilèges.
La minute en ruisseau éternel, dans le marre de café ton doigt dessinant mon rêve.
L’épiderme, en arpège sous la caresse, prononcerait l’augure du voyage commencé.
J’entends déjà sous l’aube le timbre d’un rire, ô clair de lune trompant la nuit.
O le chemin brisé par lequel se rejoignent les souffles éperdus, les gorges sèches.
Il y aurait au fond de la tasse le présage d’une capitulation, noire trace d’abandon.
Ton souffle nu remonterait les vallées en joie, les villages en liesse sous ta langue marine.
L’ivresse à tanguer tandis que l’éternité s’installe, glisse sous les draps de soie, notre paysage.
J’irais corner les coins du monde pour me souvenir de nos escales, trancher la cime du ciel.
Edifice solide, du bout des lèvres creuser en l’écorce rocheuse le paraphe de cette visite irréelle.

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