Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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13 - Carnet d'observation

 

L’image est incontournable. On s’y encouble, on s’y dédouble. En l’emphase des heurts, ce sont mille reflets enchevêtrés, mille fois ton visage renversé. La maison hantée où ton spectacle se rejoue sans cesse, et les cris et les rires. Le plaisir qu’on a à refaire le monde, comme une chirurgie esthétique, un labourage dément. Et toujours la rencontre se fait d’abord en surface, et la surface toujours revient s’imposer, voie d’accès, d’immédiateté. Là où l’on se touche. Langue de mer frôlant la joue terrestre, plongeant dans le fjord ténébreux, l’immensité secrète. Langue de terre qui s’avance au-dessus du vide, dans l’air incertain. Comme les enfants s’approchent au simple désir. L’appel évident, l’assaut. Par un simple jeu de regard, par sourire interposé, par délicate intension. Deux papillons aimantés aux jeux de leurs couleurs, peaux fascinées, voiles coloriés en ciment d’argile, l’apparition soudaine dans la confusion, un visage émerge, s’annonce, figure.

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S
Il fait beau chez vous...
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C
<br /> A mon tour enchanté. Ce petit mot fait grandir la lumière.<br /> <br /> <br />