Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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Théories d’improbable




Ce sont des pages entières qu’il reste à écrire, folles avenues blanches, ouvertes.
Ce sont des images par centaines dont l’empreinte attend la trace, moule vierge.
Comme ces stupeurs alanguies, la danse des cygnes, l’arc-en-ciel pont joyeux.
Dans la poche : des pierres nacrées qui attendent qu’on se perde, qu’on divague.
Dans le ventre : longues cordes d’éther pour défaire les nœuds et tendre des pièges.
J’aurais à livrer l’océan, l’oiseau et cette lumière qui descend le long des montagnes.
J’aurais à livrer la lune, le silence et tant de météores qu’il faudrait une vaste poitrine d’accueil.
Il y aura sur la mer étendue des voiles d’albâtre et d’irraison, notre commune façon d’avancer.
Concaves embarcations, le nid d’une étoile, l’essence de clarté et le jeu des paumes émues.
D’ici j’entends les frissons soufflés de voix, les tremblements d’espoir et d’enchantement.
Si le long des rails tu avais perdu un peu de sang, je serais là pour baiser l’entaille, boire
de tes doutes l’étang .

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