Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
Et le souvenir d’hier. Je suis moins seul. Ce lieu est moins seul. Je suis seul à ressentir ce sentiment, mais je vois bien qu’il y a moins de solitude qu’il n’y en a d’habitude, à être là, seul. Une légère modification, subtile transformation de cet...
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I De ma pensée cartésienne Droite et anguleuse Etroite en son focus Qui range tout avec application Je souffre De n’être relié à rien Alors j’arrête tout Et j’attends les yeux au flou Que s’ouvre ma présence Jusqu’à pouvoir toucher la peau du monde II...
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Au son d’un violoncelle et sous la féérie des nuages brisés par le vent, où s’éclatent en tous sens, rayonnant avec furie, les rayons solaires, je redécouvre par cette aube automnale un état d’âme que seule cette saison sait faire frémir. Devant la fenêtre...
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Ce serait différent. Je peux sentir que ce serait différent. Très clairement je peux sentir comment ça serait. Si au lieu de ce qui m’accueille là, dans ce retour à la demeure, après quelques jours d’absence, quelques jours passés avec d’autres personnes...
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Quand j’ai reçu son message, quand j’ai vu son nom s’afficher sur le petit écran, déjà mon cœur a dû accélérer, sans que je ne m’en rende compte. Je n’ai pas fait gaffe, mais mon cœur a du s’emballer un peu sur le coup, je n’ai même pas pris le temps...
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Pour la première fois aujourd’hui, j’abandonne un instant le face-à-face aveuglant qui me confronte à la blanche et impénétrable lueur de mon sentiment pour regarder dans le blanc des yeux celle qui pourrait bien être à la source de cette confusion :...
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Les feuilles des arbres qui commencent à tomber. Je regarde. Le défilé des saisons m’apparait dans sa consistance, depuis cette lumière dehors, douloureusement belle, jusqu’aux frissons qu’il fait courir sur mes bras. Je pense à ma vie, aux changements...
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Au sol, agenouillé, sur l’herbe drue, devant la longue plaine qui s’étend d’un bord à l’autre de l’horizon. Tombé à genoux sous le ciel d’envergure, dans la molle consistance du matelas d’herbe. Avant de m’affaler, de tomber complètement, rendu au sol,...
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L’homme peut-être, grandissant sous la peau d’une inexorable enfance. L’homme que tu viens toucher, de ton attention mesurée, dans la distance des jours qui passent, ces regards qui reviennent malgré tout, qui se posent à nouveau sur mon front inquiet,...
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