Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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3 - Carnet d'observation





Il respire en magmas et en éruptions, bouillonne son trop plein d’énergie, sa féroce combustion. Il exhale une meurtrière haleine qui vient nous porter les possibles de vie. Semence dilapidée dans le cosmos, planète éprouvette et bascule oscillatoire aux subtiles altérations. Cycliquement, leur danse amène sur nos rivages la fantastique lueur, l’aube de toutes les origines renouvelées. Elle s’annonce comme une vague molle, une énorme poussée luminescente qui s’apprête à recouvrir nos errances de ses grands draps bleutés. Il y a un grand repos dans cette grande frayeur. La plus grande paix et le plus grand effroi se superposent, s’éclipsent tour-à-tour. Il y a des fondements universels en l’observation attentive de cet outre-monde. Une communauté sans mesures. Le goût en est transformé, la façon de prendre l’air, d’arranger la pensée, de porter le regard, tous les costumes, toutes les coutumes, grand choc de plastique qui heurte ces murs et ces architectures, toutes géométries de l’instant, maintenant solide le réseau des entropies, toutes oscillantes sur leurs pieds gauches. Regarde comme il tremble ce grand monde si fat, regarde comme il secoue ses béquilles de bois, comme il en perd le sens de l’orientation. La coupole de verre, ce musée de nos regards au ciel élancés, la coupole les recevra tant qu’elle pourra, ses réserves infinies d’espace n’ont pas la même dispense de matériau, et nous en négligeons les limites. Drôle d’époque comme disaient les ancêtres. Devant la tragédie, le rire se dresse comme ultime rempart, un rire plein de nerfs tailladés et de sanglots retenus, un rire de la perte et de la confusion, un rire de folie. Drôle d’époque. Ou fabuleuse crise, fabuleuse lueur, fabuleuse occasion de réviser les plans, de rajuster les costumes, restaurer les coutumes. Un cycle prend fin, la planète éprouvette sature, le renouvellement n’est plus une poésie, un luxe, un jeu de fanfare, il a mis ses galons de nécessité, il commande désormais. J’ai cru sentir un vent stellaire me traverser le corps, une ondée frissonnante coucher un moment ma végétation aveugle sous son souffle, j’ai aimé tant cette soudaine possibilité de voir et de sentir, d’être pleinement là.


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L
Fabuleuse illusion.
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C
<br /> Au pire, oui...<br /> <br /> <br />