Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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Carnet d'observation



Lentement, mais trop vite. Abrupt et insidieux, le déroulement des nuages, le passage des lumières, l’avancée des âges. Dans la longueur et l’invariable, tant d’infimes secousses, de sols qui s’effondrent, le dur au mou, le net au flou. Par la même voie, les aubes et les rémissions, les chocs et les décisions, d’une imprévisible nature à connaître, où fondent les sciences, s’écroulent les paradigmes, dans une vaste mer trop grande pour que nos parcelles y tracent des territoires.

            La main happe l’air, se ferme sur trois grains de poussières, invisibles aux creux de la paume, elle cherche encore, toujours, s’agrippe aux encoches d’atmosphères, prend appui sur l’éther d’un mot aux fibres de chair. Fragile équilibre qu’elle taille dans la roche du ciel, compulsive et avide, emmurée dans un vide d’universel, dans un espace par trop rempli d’immense pour être confortable. Pleine d’une force qu’elle ne dirige pas, là voilà qui reprend tout depuis le début, et recommence pour une même faim une nouvelle poussée vers l’incertain.

 


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L
Contrastes: lumière ombre, dur mou, immobile inconsistant, rapide éternel… Ça colle très bien avec l'image. Yin yang.
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