Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
Au lieu d'écrire, je dessine. Et mon cerveau, bienheureux, s'éteint. De son extinction, bienheureux. Écrire comme je dessine. Débranché. Off. Sinon rien. De parole, assez. De pensées, trop. D'idées, le tourniquet et la nausée. Une ligne qui s'allonge...
Labourer ce champ. Une obsession. Les sillons, encore et encore. La première pensée du matin, le dernier geste du soir. Évincer du corps tout autre mouvement. Œillères en place, cheval de traie, suivre la ligne, faire demi-tour, avancer, faire demi-tour,...
Coup de silence au front. Tandis que la musique entre par mes deux oreilles. Résonne au centre de mon crâne, comme si le disque y tournait, là au milieu. À moins que Léonard… Comment est-ce possible? Sa voix est là, au beau centre de mon crâne. Des milliards...
La façon que j’ai de me guider dans la vie semble déconcerter certaines personnes. On me perçoit comme trop à l’écoute de mes besoins, trop soucieux de respecter ce que je ressens, trop délicat avec ce corps, ses sensations, ses vertiges, ses signaux....
Valider l’expérience du plaisir : c’est là que je suis. Lui reconnaître son importance. Elle est réelle. Simple, gratuite, inutilisable, mais qualité sublime d’être au monde. Valeur suprême d’existence. Droit d'être. L’évidence. Catapulte d’instants,...
L’image est incontournable. On s’y encouble, on s’y dédouble. En l’emphase des heurts, ce sont mille reflets enchevêtrés, mille fois ton visage renversé. La maison hantée où ton spectacle se rejoue sans cesse, et les cris et les rires. Le plaisir qu’on...
Je n’y arrivais plus. Je me suis assis là où j’évitais de me rendre. Il y avait un écho désagréable, et inquiétant. J’ai écouté, acquiescé, vaguement craintif des conséquences. A ma grande surprise, quand je me suis levé, ce qui auparavant se refusait,...
Prendre progressivement le risque d'être soi-même: la vie.
Le manque, c'est un vide trop plein.
Toutes ces errances ne font qu'un seul et même chemin: la quête sans fin d'une place dans ce monde.
Sous chaque ciel déployé Résonnaient ces rires silencieux D'un esprit qui n'a plus à penser D'un homme retombé en innocence D'une âme qui s'amuse à vivre Comme si elle n'avait pu le faire depuis mille ans.
Pour m'assagir, je suis rentré dans les désordres.
"Il fait son possible, mais sans bien le savoir toute sa vie est un pari à l’aveugle." ➯ Dans un livre ➯ Sur le web
Quand j'attends que le temps s'arrête, j'attends longtemps: ça fait illusion.
L'océan et l'amitié creusant dans le sable le dessin des jeux où se sont renouvelées la première et la dernière de mes forces ma joie la plus enfantine et le plus vieux de mes contentements où j'ai commencé mon premier amour et où je m'assoupirai d'un...
IV Cet abandon Que d’aucun n’envisagent Qu’avec le dédain d’inutilité Sans percevoir l’ampleur Des libertés qu’il conditionne Jusqu’aux fondements Des chemins qu’ils empruntent
Parfois je fais exprès d'être con. Parfois ça vient tout seul.
Quel être sensé se couperait de tout moyen financier et de toute opportunité de rencontre, de soutien et de collaboration pour réaliser ses rêves ? Sinon celui dont le sens est une interdiction d’être.
Résultat des examens: j'ai le faire toujours trop bas...
J’aurais pu rester toute ma vie dans cette petite boite, bien sage, retiré, vivant chichement, sous l’arche noble de mes morales d’anachorète, de rêveur et de poète, en « déserteur du réel » qui néglige de voir qu’il se déserte lui-même du même coup.
Aux grands tournants de ma vie, j'ai saisi, dans la forêt de mes désirs, les plus belles lianes pour glisser entre les flammes et m'élancer au-delà de leurs terribles feux.
Rire, ça ne sert à rien, c'est comme l'art: essentiel.
☼ Eté 2011 Panier de chansons L'attente au tiroir L'année passe Printemps 2012 ☞ L'apparition sur toile ☜ ☝
Il y a une différence entre ce qui m’intéresse et ce qui me touche. Ce qui me touche m’emmène toujours plus loin. Ce qui me touche m’intéresse toujours. Le contraire n’est pas vrai. Ou pas aussi vrai.
La mélopée