Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
Fondamentalement, les choses de l’esprit m’intéressent moins que celles du corps. Sans dire qu’il y a césure radicale, cependant l’expérience du penser peut s’avérer diamétralement opposée à celle du sentir – située alors à l’autre bout d’un continuum,...
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Quelque chose hier, en allant là-haut. Je suis resté longtemps couché dans l’herbe. D’abord dans un endroit trop pentu, sans y faire attention. Ce corps vaguement mal-à-l’aise, par l’effort à tenir, empêchait la détente réelle. Puis marché jusqu’à un...
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Appel indistinct, quelque part où échapper. Tout poser, jusqu’aux mots, jusqu’au regard, jusqu’à la présence. N’avoir plus rien à porter. Plus rien. Au pied du sommeil, au pied de la mort, au pied de nulle part. Echapper. Voix de silence dans la brise,...
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Deuxième participation au blog collectif, avec une phrase de Henri Michaux pour inspiration: "Ce n'est pas dans la glace qu'il faut se considérer. Hommes regardez-vous dans le papier." Voici le texte
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La nourriture se trouve en ces écuelles d’instants où tout vibre enfin, à nouveau, sans durée. Au détour d’un chant, à l’orée d’une saison, sous l’arche d’une espérance, peut-être dans la plus commune des chambres, à la moins étonnante permission, quand...
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Lentement, mais trop vite. Abrupt et insidieux, le déroulement des nuages, le passage des lumières, l’avancée des âges. Dans la longueur et l’invariable, tant d’infimes secousses, de sols qui s’effondrent, le dur au mou, le net au flou. Par la même voie,...
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Trouver encore une fois, dans l’alcôve secrète, le refuge, un moment de paix, simplement. Sous les touches chaudes et douces d’un piano, derrière les volets baissés qui éloignent d’un peu tout ce qui dehors attend, déposer le temps sur un coussin, au...
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Un courant d’air, à peine. A peine plus qu’un courant d’air. Une plume peut-être. Les papillons dansent là. Dans ce tourbillon. Cet à peine croyable tourbillon d’air. --- léger léger léger --- Un souffle, un seul ne saurait contenir, tant de légèreté....
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Ta parole contre la mienne, grand silence vaniteux. Ta lumière contre la mienne, folle opacité d’immatière. Une force tranquille, là-bas ---- une lutte qui ne sert qu’à tenir, ici. Nulle victoire jamais, de rémission en rémission, seulement. Ma parole...
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