Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.
Je pourrais pour cela renverser la coupe qui ceint les entrailles. Déverser le vin qui marine au fond des cales, d’entre ses hanches cueillir l’ivresse. L’imperceptible du jour jaillirait des horizons, chaque instant comblé d’immense. Il y aurait sous...
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Ce matin, je me suis réveillé médium. Au labeur qui m’attendait, j’ai préféré les poèmes qui ne m’attendraient pas. Possède néant La peau sur les os Le goût de la vie Au monde Ouvert Fruit mûr Lucide rond En l'immobile Sein d’immense Silencieuse félicité...
Lire la suiteLa réponse est ailleurs, elle n’est pas là où tu regardes obstinément. Ce que tu maudis aujourd’hui, demain tu remercieras.
Lire la suiteL’image est incontournable. On s’y encouble, on s’y dédouble. En l’emphase des heurts, ce sont mille reflets enchevêtrés, mille fois ton visage renversé. La maison hantée où ton spectacle se rejoue sans cesse, et les cris et les rires. Le plaisir qu’on...
Lire la suiteDes absolus. Du rien au tout. Qui ne laissent place ni l’un ni l’autre à l’expérience et ses nuances, ses imperfections. Le rien tient de l’enfermement. Une cloche fermée, abri rassurant, tenant éloignés une foule de dangers, de menaces perçues. Là-dessous,...
Lire la suiteJe n’y arrivais plus. Je me suis assis là où j’évitais de me rendre. Il y avait un écho désagréable, et inquiétant. J’ai écouté, acquiescé, vaguement craintif des conséquences. A ma grande surprise, quand je me suis levé, ce qui auparavant se refusait,...
Lire la suiteC’est-à-dire qu’on est quand même plutôt câblé pour la survie et la copulation que pour le bonheur, à la base. Hein, tout ce brindezingue d’organisme, faut dire ce qui est, son bréviaire à lui ce serait plutôt tiédeur, sécurité et fornication. L’en a...
Lire la suiteÇa s’organise ainsi : par l’éclatement. Fractales dont je n’atteins jamais le cœur. Toujours la réduction renvoie à l’émiettement supérieur. C’est de vivre avec sa propre nature qui fait le chemin. C’est de ne plus s’espérer différent. Il y a quelque...
Lire la suiteVents violents, bourrasques et grandes gifles stellaires, lumière folle, pleine. Dans leurs ventres ça fait des mouvements, des angoisses d’un trop, la joie violente et sans prise, du désir de vivre, de conquérir une autre liberté, d’être dans ce corps...
Lire la suiteTu t’épelles en d’autres noms, calligraphie magique fait des formules et métamorphose ton visage. Sans doute pourrait-on renoncer à bien des choses. Et la musique ensorcelle ta raison, tu vois des mirages et tu les touches du doigt, vivants. Tu t’agrippes...
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