Par les mots et les images, témoigner d'une rencontre sensible et complexe avec soi-même, autrui et le monde.

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Top articles

  • Ciel mon nuage

    12 juin 2009 ( #Fragments )

    Un espace pour être. Au simple contact des nuages. Dans l’onde soyeuse d’une musique. La corde du temps donne du mou. Des marges spacieuses dans l’instant. Jeu dans les articulations de présence. Un souffle de tout son tranquille poids, sa pleine mesure...

  • des vacheries par-dessus

    24 août 2013 ( #Présences brutes )

    Cette fois Julien en a eu marre. Il est parti, sans dire au-revoir à personne. Ça faisait des mois que ça lui traînait dans le ventre, cette envie de mettre les voiles. Il descendait les marches, et chacune semblait faire claquer un des fils qui le retenait...

  • Pas sans savoir

    20 janvier 2012 ( #L'empoésie )

    Un manque à chaque fois chaque distance Tu comptes, ça dit, plein en moi Clair chant de mon cœur Tu comptes, en pleurs cette distance ce manque Libre, complètement libre je te veux Proche ou loin, libre d'être où c'est bon d'être, pour toi Mais pas sans...

  • D'air et de sable, de mer et d'étoile

    16 septembre 2011 ( #La quête en question )

    La dernière fois que j'écoutais cette musique, j'avais pour perte toute la nomenclature environnante. Mes yeux se brisaient contre le soleil et l'absence d'horizon, comme les vagues butaient contre la plage sans fin. Avec autant de fracas que de tendresse,...

  • L'homme de la mer

    18 novembre 2010 ( #L'empoésie )

    L'homme de la mer. T'en souviens-tu? Tu cherches, volant au-dessus de cette page, le motif de t'y répandre. Tu cherches des raisons. Tu cherches des raisons pour entrer dans l'irraisonné. Là où la raison disparaît dans les résonances. Et depuis ton questionnement,...

  • L'attente des choses importantes

    14 août 2009 ( #En chemin )

    J’attends. Non, ce n’est pas moi qui attends. C’est mon être. Ce n’est pas ma décision d’attendre. Ma vague décision, c’est de me soumettre à cette attente dont mon être est tout entier rempli. En attendant, je ne fais rien. Entendons-nous, ce rien n’est...

  • 20 - De là où je suis

    01 mai 2009 ( #De là où je suis )

    Ta parole contre la mienne, grand silence vaniteux. Ta lumière contre la mienne, folle opacité d’immatière. Une force tranquille, là-bas ---- une lutte qui ne sert qu’à tenir, ici. Nulle victoire jamais, de rémission en rémission, seulement. Ma parole...

  • Théories d'improbable

    23 mars 2009 ( #Enthéories lyriques )

    Les musiques qui sondent l’échine seraient l’ultime recueil de nos prophéties. Nous verrions loin dans l’instant, loin au fond du puits de cette seconde, liquide. Prédire combien le temps s’arrêtera, aux signes qui fondent tes yeux privilèges. La minute...

  • Aux empreintes

    19 février 2009 ( #Retournées d'étrangeté )

    Lente journée s’effondre dans son ombre. La perte puis l’aurore. J’ai bougé de là à là. Personne ne s’en est aperçu. Roule terre maboule autour du soleil. Ronde nocturne, diurne sans borne s’ellipse. Homo floresiensis fit de même. Personne ne s’en est...

  • Rectiligne rouge

    18 janvier 2012 ( #Carnet d'observation )

    Je trouve assez édifiant que l'acte de refuser un verre de vin ou de bière soit systématiquement suivi de quelqu'un qui vous demande: « Tu ne bois pas d'alcool? » L'air surpris, suspicieux, inquiet, l'air de se demander ce qui cloche avec vous, deux yeux...

  • Tout ce qu'il y a à être

    06 avril 2011 ( #L'être et le faire )

    Je continue de croire que mon travail d'humanité consiste à accepter la différence de l'autre, jusque dans sa plus grande étrangeté, jusque dans ce qu'elle me fait vivre de plus abominable, de plus terrifiant, de plus insupportable. Et que ce travail...

  • Du quotidien - 3

    04 février 2010 ( #L'être et le faire )

    Quand rien n’est difficile, il reste le plus délicat, aussi difficile. Quand la vie fait un blanc, laisse un espace de dérive, s’arrange bien, il reste encore à composer avec la matière compacte de chaque jour. D’absence d’interrogation, il semble ne...

  • Du fond des âges

    18 août 2009 ( #En chemin )

    Toujours la mort, ici. Toujours la mort sur le chemin. Ma mort pour être exacte. Je me la prends de plein fouet, toujours sur ce chemin. Toujours elle me vient en pleine face, ma mort, lorsque je marche sur ce chemin de mon enfance. A chaque fois, elle...

  • Matant de loin

    13 mai 2009 ( #Retournées d'étrangeté )

    Sang fiévreux. Soif de mordre. Faim de boire. La main ferme, tremblante, palpite. Elle palpe ce monde. Renverse cette vie. Ta gueule embrase le ciel, embrasse ! Essaye ! Tout à prendre, à partir de l’insu, du doute, tout apprendre. Pépiements d’oiseaux,...

  • 5 - De là où je suis

    09 mars 2009 ( #De là où je suis )

    Elle peut paraître naïve et fantasque cette passion. Lubie qui danse vainement sous le front de ton indifférence. Il suffit de ne pas être habité, d’avoir perdu contact, de ne l’avoir jamais trouvé. Il suffit d’un peu de distance, et le doute s’installe....

  • Du quotidien - 24

    20 mars 2010 ( #L'être et le faire )

    new skin Haut-lieu de résistance et de plénitude. De démission et d’accueil. Où l’être se perd en son faire. Où écrire ressemble à ne rien faire : pure traduction d’être, pure émission où le geste s’annule en perception. Mystification poétique à laquelle...

  • Quelques bonnes circonstances

    20 novembre 2009 ( #L'empoésie )

    I Ainsi exister peut être En quelque occasion L’écoulement bienheureux De toutes les affections Un passage tranquille Entre les heurts Comme passe entre les gouttes Celui auquel la chance sourit (Quand bien même de chance il n’y a guère qu’en vue d’esprit)...

  • Théories d'improbable

    24 mars 2009 ( #Enthéories lyriques )

    J’ai sous les tempes des plumes trempées de goudron, alvéoles de plomb. Viens au jour avec le poids des ans, sur cette poutrelle, jeté hors du sommeil. Et cette peau tient sans doute de l’opiacé, du miracle, à sa façon de soigner. Elle danse quelque part,...

  • à notre savoir, le sentir doit suppléer

    25 juillet 2009 ( #Carnet d'observation )

    Par le corps un autre chemin se dessine. S’impose. La décision est une capitulation devant ses forces maîtresses, ne laissant d’autre alternative que la souffrance. Souffre ou change. Et, encore, la décision est pauvre : elle préfère la souffrance tant...

  • Aux articulations

    24 février 2009 ( #Retournées d'étrangeté )

    Il y a des embrasures qui éclatent. Entrechocs les côtes, tirent aux sensibles essoufflements. Il y a des images permissives, des élancées de plénitude. Coopérer avec les complices de fine valise, ça fait tout un brouillard, une nette confusion – comme...

  • Carnet d'observation

    26 avril 2009 ( #Carnet d'observation )

    Rester parfaitement dans ce corps. Coller de près aux surfaces intérieures, muscles contre peaux, organes sous les os, intimement rasemblés. Pouvoir sentir la première appartenance au monde, le premier habitat. Pouvoir sentir de près, avec clarté et complétude,...

  • 9 - Carnet d'observation

    18 mars 2009 ( #Carnet d'observation )

    Vents violents, bourrasques et grandes gifles stellaires, lumière folle, pleine. Dans leurs ventres ça fait des mouvements, des angoisses d’un trop, la joie violente et sans prise, du désir de vivre, de conquérir une autre liberté, d’être dans ce corps...

  • L'enfance aux brumes

    16 octobre 2011 ( #Coups d'oeil ailleurs )

    Elle m'avait demandé l'autorisation d'utiliser l'une de mes images, j'avais pris cela comme un honneur... J'ai lu ses nouvelles avec beaucoup de plaisir, une grande fascination et cette pensée: combien de trésors passent ainsi, à l'insu de si nombreux...

  • La plus simple de mes joies

    25 août 2010 ( #L'empoésie )

    J'ai vu cet été A travers les feuillages miroitant Un soleil oublié Depuis l'aube de mes jours. Mon corps roulait dans le rire des vagues Et la ruse du sable jouait au replis de mes yeux Enveloppant d'un vieux songe La danse de mes talons Tandis qu'ils...

  • Du quotidien - 8

    11 février 2010 ( #L'être et le faire )

    Le possible sous la main. Comme s’il ne s’agissait que de la tendre, de l’ouvrir et de saisir. Sauf qu’il y a la durée, le recommencement quotidien. Sauf qu’il y a les humeurs, les échos sentimentaux de l’erreur, les tâtonnements aux reflets affectifs....

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